Comment réduire le prix de l'électricité en 1 étape.

Publié le 16-04-2025 | Aucun commentaire | Aucune catégorie. | Retour à la liste des posts

Une injustice pour les consommateurs français

En France, environ 70 % de notre électricité provient du nucléaire, une source fiable et bon marché, tandis que le gaz ne représente qu’une petite fraction (7-8 %) de notre mix énergétique. Pourtant, à cause de l’indexation sur le prix du gaz, les consommateurs français paient leur électricité comme si elle était majoritairement produite à partir de cette ressource coûteuse et volatile. Quand les prix du gaz, notamment russe, se sont envolés, nos factures ont suivi, sans raison valable. Pourquoi devrions-nous subir les fluctuations d’un marché auquel nous sommes à peine liés ?

Je propose une alternative simple : le prix de l’électricité en France devrait refléter les coûts réels de production. Si 80 % de notre électricité vient du nucléaire, 10 % du gaz et 10 % des importations, le prix devrait être calculé en proportion : 80 % au coût du nucléaire, 10 % au coût du gaz, et 10 % au prix des importations. Cela garantirait des factures justes, alignées sur notre réalité énergétique.

Le coût marginal : un mécanisme à abolir

L’indexation repose sur le principe du coût marginal, où le prix de l’électricité est fixé par le producteur le plus cher – souvent une centrale à gaz. Ce système fausse le marché et pénalise les pays comme la France, qui produisent une énergie bon marché grâce au nucléaire. Pourquoi un consommateur français devrait-il payer le prix d’une centrale à gaz allemande ou italienne ?

Il faut un marché libre où chaque producteur vend son énergie au prix qu’elle lui a coûté à produire, plus une marge de son choix. Les acheteurs choisiraient en fonction de leurs besoins : du nucléaire pour des quantités importantes et stables, du gaz pour une réponse rapide aux pics de demande. La concurrence récompenserait les producteurs les plus efficaces, et le nucléaire français, avec son coût par kWh imbattable, dominerait naturellement.

Priorité à la demande nationale

Dans ma vision, les producteurs français auraient l’obligation de répondre d’abord à la demande nationale avant d’exporter. L’électricité excédentaire pourrait être vendue à l’étranger à des prix compétitifs, mais seulement après avoir sécurisé l’approvisionnement de nos foyers et de nos entreprises. En cas de pénurie, nous pourrions acheter de l’électricité à l’étranger aux prix du marché, mais cela devrait être l’exception. Mieux encore, la France pourrait anticiper en construisant plus de centrales nucléaires, avec une marge de sécurité suffisante pour éviter tout déficit, même en cas de pics de demande ou de maintenance.

Si un pays manque d’électricité en hiver, il a trois options : acheter à l’étranger (surement à prix d’or si on retire l'indexation), réduire sa consommation (par exemple, en limitant l’industrie), ou mieux planifier en amont. La France, avec son savoir-faire nucléaire, n’a aucune excuse pour ne pas adopter cette dernière approche.

Le nucléaire : la solution évidente

Le nucléaire est la pierre angulaire de notre système énergétique. Il est économique, fiable, et prend peu de place comparé aux champs d’éoliennes ou aux fermes solaires. Contrairement à une idée répandue, les réacteurs nucléaires sont flexibles : ils peuvent ajuster leur puissance de 20 % à 100 % en 30 minutes, soit environ 26,67 MW par minute. Avec notre parc de 56 réacteurs, cela suffit largement pour suivre les variations de la consommation quotidienne, surtout si l’on complète avec nos barrages hydroélectriques pour les ajustements fins.

Le parc nucléaire français, bien qu’âgé, reste fiable grâce à des inspections rigoureuses menées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Si un réacteur est jugé peu sûr, il est immédiatement arrêté. Pourquoi investir dans des solutions moins efficaces alors que nous maîtrisons une technologie aussi performante ? Construire de nouveaux réacteurs est la voie à suivre pour répondre à la demande croissante, notamment avec l’électrification des transports et du chauffage.

La transition énergétique : inutile

Je suis sceptique face à la transition énergétique telle qu’elle est présentée. On nous vend les éoliennes et panneaux solaires comme des solutions « vertes », mais elles ne tiennent pas la route dans un marché libre. Leur production est coûteuse, leur cycle de vie (extraction de minerais, fabrication, recyclage) est polluant, et leur durée de vie est bien plus courte que celle d’un réacteur nucléaire. Sans subventions ou mécanismes comme l’indexation, qui garantit le rachat de leur production au prix du gaz, personne n’investirait dans ces technologies. Si on n'ajoute pas de productions non-pilotables, les solutions comme le stockage d’énergie ou l’hydrogène vert deviennent inutiles : le nucléaire et l’hydroélectricité suffisent amplement.

Je ne nie pas les problèmes des combustibles fossiles, comme le gaz ou l'uranium, dont les importations exposent à des risques géopolitiques. Mais s’il faut choisir entre extraire du combustible ou des minerais pour les renouvelables, je préfère encore le premier, car les renouvelables n’apportent rien de plus que le nucléaire, qui est déjà plus efficace et plus bas-carbone (pour ceux que ça intéresse).

Pourquoi changer ce qui fonctionne ?

Aujourd’hui, la France s’en sort très bien avec son mix énergétique dominé par le nucléaire et complété par l’hydroélectricité. Ce système est économique, fiable et capable de répondre à nos besoins, même avec une demande en hausse. Pourquoi bouleverser un modèle qui fonctionne pour adopter des technologies moins performantes et plus polluantes sur leur cycle de vie ? Investir dans de nouveaux réacteurs nucléaires, abolir le coût marginal, et recentrer le marché sur les besoins nationaux : voilà la voie du bon sens.

Matthieu
Matthieu

lui-même

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